Rencontre avec Guilhem Lecouteux, notre nouveau chargé de missions relations internationales

  • Institutionnel
Publié le 31 mars 2021 Mis à jour le 7 juin 2021
Date(s)

le 31 mars 2021

Guilhem Lecouteux
Guilhem Lecouteux
Nous sommes heureux de vous présenter Guilhem LECOUTEUX, le nouveau chargé de missons relations internationales de l'École Universitaire de Recherche d'Économie et Management.

Une interview pour mieux vous le présenter ! 
 

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?


Mon parcours étudiant puis professionnel m’a amené à régulièrement voyager et à vivre durant quelques années entre la France et le Royaume-Uni. J’ai ainsi commencé mes études à Rennes, puis poursuivi en région parisienne à l’ENS Cachan, avant de réaliser ma thèse entre University of East Anglia, à Norwich, et Polytechnique, à Saclay. J’ai par la suite enseigné à University of Bristol avant de devenir maître de conférences à Université Côte d’Azur en 2016.
Sur un plan professionnel, mes travaux de recherche portent principalement sur l’économie comportementale, la philosophie économique, et le développement des politiques publiques inspirées des sciences comportementales. Je travaille par exemple en ce moment avec des psychologues et des médecins sur des questions d’addiction et la prévention des comportements à risque chez les 12-25 ans.
Depuis mon arrivée à Université Côte d’Azur, je me suis fortement investi dans le suivi pédagogique des étudiant·e·s. Je suis ainsi enseignant référent de la Licence 1 (AES puis Economie-Gestion) depuis 2016, j’ai participé à la conception et dirige actuellement le master IES parcours CODEEN (Comportements et Décisions Économiques à l’Ère Numérique), et codirige le double master Sociologie-Économie avec le professeur Gérald Gaglio.
 

Pourriez-vous nous parler plus de votre rôle en tant que chargé de missions internationales ?


Mon rôle de chargé de mission s’articule autour de quatre axes, à savoir :

  • la supervision des mobilités internationales des étudiant·e·s, enseignant·e·s-chercheur·e·s, et personnels administratifs de l’EUR ELMI
  • le développement des coopérations scientifiques internationales, 
  • le renforcement de nos partenariats institutionnels existants, ainsi que la mise en place d’une politique proactive de création de nouveaux partenariats,
  • la stratégie de communication visant à promouvoir à l’international les formations de l’EUR ELMI, et également à encourager et inciter les étudiant·e·s de l’EUR à effectuer des mobilités dans le cadre de leur formation.

Ces tâches seront menées évidemment en étroite collaboration avec les enseignant·e·s-chercheur·e·s de l’EUR, les responsables de formation, la direction de l’EUR, et avant tout avec le personnel du bureau des relations internationales.
 

Au vu du contexte actuel, comment envisagez-vous le futur de la mobilité entrante et sortante internationale ?


Malgré les nombreuses incertitudes liées à la crise actuelle, ainsi que les conditions de travail et de vie fortement dégradées dans lesquelles se retrouvent beaucoup trop d’étudiant·e·s, nous ne devons pas ignorer les rares points positifs qui ont pu émerger au cours des derniers mois.
Tout d’abord, les nombreuses restrictions de déplacement subies depuis plus d’un an font probablement réaliser à beaucoup la formidable opportunité que constitue la possibilité de voyager et de découvrir de nouveaux environnements. Je ne doute pas que dès que les restrictions seront levées, nous assisterons à une très forte demande pour effectuer des mobilités internationales.
Un autre marqueur significatif de cette crise est le passage contraint et forcé à l’enseignement à distance, voire en asynchrone. Bien que ces modalités ne puissent offrir une qualité d’enseignement équivalente au présentiel, l’expérience nous a permis de découvrir qu’il est techniquement possible de les mettre en place, ce qui ouvre de nombreuses opportunités pour l’ensemble des étudiant·e·s et des enseignant·e·s. Il devient en effet possible de faire profiter de nos formations à des étudiant·e·s ne résidant pas dans la région, mais également à nos étudiant·e·s de profiter de formations dispensées dans d’autres universités à l’étranger. C’est précisément l’esprit du programme de mobilité virtuelle MOVIDIS, qui a été lancé en 2020-2021, et qui permet aux étudiant·e·s de l’EUR ELMI de suivre des cours à distance dispensés dans les universités de Turin, Gênes, Madrid, Séville, et Bielefeld.
 

Quels sont vos axes stratégiques-clés et missions à venir ?


Tout d’abord, il est primordial de sensibiliser davantage les étudiant·e·s de l’EUR – de la licence au doctorat – sur l’intérêt d’effectuer une mobilité au cours de leur cursus, ainsi que sur la disponibilité de dispositifs de financement pour les mobilités. Il convient en effet de s’assurer que nos étudiant·e·s ne s’autocensurent pas, et qu’effectuer une mobilité ne soit pas perçu comme quelque chose d’inaccessible.
En termes de développement des relations internationales, nous tâcherons de renforcer nos partenariats existants, et d’établir de nouveaux partenariats en Chine – où nous disposons d’ores et déjà de liens avec plusieurs universités – et en Amérique du Nord et du Sud. Ces nouveaux accords prendront la forme de convention de double diplomation ou de mobilité au semestre ou à l’année, afin d’enrichir notre catalogue de destinations pour les étudiant·e·s et personnels de l’EUR, et d’accroître les possibilités d’échanges.
Un troisième enjeu majeur des prochaines années sera l’amélioration de l’accueil des étudiant·e·s étranger·e·s à Nice, en renforçant en amont notre visibilité à l’international, en accompagnant davantage les étudiant·e·s au moment de leur arrivée, et enfin en tâchant de maintenir des liens avec eux une fois leur cursus achevé. Nous essaierons également de mettre en place des possibilités de formation intégralement en anglais, en particulier au niveau master, et ce afin de permettre à des étudiant·e·s initialement non-francophones de venir étudier à Nice.
 

Quelle est la valeur ajoutée pour un étudiant lorsqu’il effectue ses études à l’étranger ?

 

Effectuer une mobilité à l’étranger offre à la fois une expérience personnelle unique, un plus pour son dossier académique, et peut constituer un atout pour son insertion professionnelle. En effet, effectuer ses études à l’étranger permet de découvrir une nouvelle culture, un environnement différent, et de faire de nouvelles rencontres. C’est aussi l’occasion d’apprendre ou de développer ses compétences dans une langue étrangère – mon expérience personnelle au Royaume-Uni est en effet que la meilleure façon d’apprendre correctement une langue est de vivre sur place ! Une mobilité permet également de différencier son CV académique, par exemple dans la perspective de candidater à des formations en master, et permet de signaler que l’on dispose de capacités d’adaptation, d’autonomie, et d’une certaine maturité, qui constituent des compétences essentielles en vue de son insertion professionnelle future.
 

Est-ce que vous avez des conseils pour les étudiants souhaitant effectuer une mobilité pour la rentrée 2021/2022 ?


Une mobilité doit se préparer en amont, et j’invite tou·te·s les étudiant·e·s qui envisagent cette possibilité à entrer en contact avec le bureau des relations internationales, et ce le plus tôt possible. Nous pourrons en effet les accompagner dans les différences étapes de ce projet, de la recherche de l’université partenaire la plus adaptée au projet de chacun, jusqu’aux demandes de financement pour les mobilités et la constitution des dossiers administratifs. En plus de bénéficier d’une exonération des droits d’inscription – qui peuvent se révéler considérables dans de nombreux pays – il existe de nombreuses opportunités de financement, en particulier les bourses Erasmus+, les bourses de la Région SUD-PACA, ou encore les bourses AMI-MESRI du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation, qui sont destinés exclusivement aux étudiants boursiers du CROUS. Il n’est pas nécessaire d’avoir un projet d’ores et déjà finalisé pour entrer en contact, le bureau des relations internationales est là précisément pour accompagner les étudiant·e·s dans la construction de leur projet.
 

Un dernier mot pour conclure ?

 

Bien qu’étant la figure publique des relations internationales pour l’EUR, je tiens à insister sur le fait que les RI n’existent à l’heure actuelle que grâce à l’investissement considérable et exemplaire de Imène Ben Amor, Carolina Clavijo Perea, et Bianca de Benedictis, qui font fonctionner au quotidien le service. Je suis conscient de la chance de pouvoir travailler avec une équipe à la fois extrêmement professionnelle et toujours conviviale, et je les en remercie très sincèrement.